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Dominik Livaja : il cherchait une erreur, la lecture a changé la question

Paysage fluvial au coucher du soleil en Croatie
Photo: Frank Eiffert · Licence Unsplash

Dominik Livaja a grandi à Osijek, en Croatie, dans un milieu catholique. Il a raconté qu’il aimait aller à l’église et qu’il avait été enfant de chœur. Durant ses années d’études, il a ensuite traversé une période athée, mais il a dit que le vide de cette vision ne lui avait pas apporté le sens qu’il attendait.

Il ne s’est pas approché du Coran pour le confirmer. Le titre choisi pour son long entretien énonce clairement le point de départ : il cherchait des erreurs dans le Coran. La lecture mettait donc une objection à l’épreuve ; elle n’était pas une étape cérémonielle vers un résultat décidé d’avance.

La recherche a pourtant renversé son attente. Livaja résume le cœur du récit dans la même formule : il cherchait une erreur et a fini par devenir musulman. Les textes accessibles ne permettent pas d’ajouter des débats ou des arguments détaillés qui n’ont pas été conservés ; ils établissent en revanche que l’examen du Coran fut le facteur décisif qu’il a déclaré.

La description originale de l’entretien situe la décision en Turquie en 2013, sans préciser de jour, de ville ni de scène de shahada. Un article régional publié pendant le Ramadan 2025 parlait de son treizième Ramadan, ce qui correspond globalement à cette période, tout en employant aussi l’expression approximative « il y a treize ans ». La date explicite de 2013 donnée par l’éditeur principal est donc retenue sans fausse précision.

Selon l’éditeur, sa décision n’a pas été facilement reçue dans son entourage. Il a choisi de répondre à l’incompréhension par sa conduite personnelle plutôt que par des disputes répétées. Des profils ultérieurs le montrent toujours actif dans les affaires, le sport et l’entraînement, mais ces éléments extérieurs ne sont pas transformés en preuve de son expérience intérieure.

Son histoire offre une leçon limitée mais utile sur la recherche religieuse : on peut entrer dans un texte avec une objection, mais une enquête sérieuse exige aussi de laisser la lecture corriger l’hypothèse de départ. Cela demeure l’expérience d’une personne, non un remplacement du dialogue ni une réponse spécialisée et approuvée à toute question sur le Coran ou la foi.

Sources

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