Rollo Romig : une décision devenue pratique

Dans un essai à la première personne publié par The New Yorker le 16 août 2012, Rollo Romig écrivait être devenu musulman près de quatre ans auparavant, peu avant son mariage. C’est la limite chronologique la plus précise donnée par la source directe ; le récit situe donc la conversion vers 2008, sans inventer un jour ou un mois non publiés.
Romig a grandi dans une famille catholique irlando-américaine, mais il expliquait que la pratique catholique de sa famille s’était progressivement effacée au cours de la décennie précédente. En épousant une femme musulmane, il voulait entrer dans sa vie familiale telle qu’elle était ; l’islam y étant central, partager cette vie signifiait aussi, selon lui, entrer en islam. Il précisait que sa conversion n’était pas seulement symbolique.
L’essai ne décrit aucune scène détaillée de conversion et ne donne ni mosquée, ni témoins, ni formule conservée d’une déclaration. Plutôt que d’en fabriquer une, Romig s’intéressait à la suite. Adopter une nouvelle religion, disait-il, ne se fait pas en un instant ; il décida donc de commencer par la pratique afin d’en découvrir le sens dans sa propre vie.
D’après son récit, la transition fut lente et incomplète pendant les premières années. Il appréciait la forme et le rythme de la prière, tout en reconnaissant la pratiquer rarement. Il n’avait aussi jeûné que quelques jours lors des ramadans précédents : une fois parce que le travail rendait l’épreuve difficile, une autre parce que jeûner seul lui pesait lorsque son épouse était dispensée pendant sa grossesse.
Au Ramadan 2012, il résolut pour la première fois d’essayer de jeûner tout le mois. Il raconta les réveils avant l’aube, l’alternance des jours faciles et pénibles, et le sentiment de communauté au moment de la rupture. Il comprit ensuite que l’abstinence de nourriture et d’eau n’était pas une fin isolée : le mois mettait aussi en lumière des habitudes de parole, de colère et de générosité à travailler.
Romig restait franc au sujet de ses questions spirituelles et de son incertitude à cette date. Ces propos appartiennent à un témoignage daté de 2012 : ils ne sont ni une réponse théologique autorisée ni une preuve permettant d’inférer sa situation religieuse actuelle. Le récit ne traite pas davantage le mariage seul comme preuve de foi ; il conserve son affirmation que la relation a ouvert une porte et que sa décision a dépassé le symbole pour devenir pratique et apprentissage.
La Jerome Foundation confirme indépendamment les grandes lignes : son registre de subvention de 2012 décrit son projet de mémoires comme portant sur une enfance catholique romaine et une conversion à l’islam. Son site professionnel lui attribue aussi l’essai sur le Ramadan. L’histoire est donc acceptée au niveau B : source directe à la première personne et corroboration institutionnelle indépendante, tout en gardant une date approximative et une scène de déclaration non documentée.
