Eric Schrody « Everlast » : l’exemple d’une famille et les questions qui le menèrent à l’islam

Un exemple sans pression
Eric Schrody, connu sous le nom d’artiste Everlast, grandit dans une famille catholique aux États-Unis. Il raconte que sa rencontre avec l’islam ne commença pas par une tentative de le convaincre, mais par une longue fréquentation de la famille musulmane Bashir. Leur manière de vivre retint son attention précisément parce que, dans son souvenir, ils ne firent aucune pression pour qu’il change de religion.
À la fin des années 1980, il assista à l’entrée dans l’islam d’un autre homme. Schrody pensait alors que cette religion appartenait à une seule communauté raciale ; voir une personne d’une autre origine faire ce choix remit cette idée en question. Ses amitiés lui offrirent ensuite l’espace nécessaire pour demander et écouter plutôt que de rester prisonnier d’une image héritée.
Des questions qui ouvrirent la comparaison
Sa recherche, telle qu’il la décrivit plus tard, porta sur l’unicité de Dieu et la place de Jésus en islam. Il apprit que l’islam honore Jésus comme prophète et messager sans en faire une divinité, et il y vit une continuité entre les messages prophétiques. L’idée d’une révélation successive reliant Moïse, Jésus et Muhammad devint elle aussi importante.
La conviction ne reposa pas sur une seule information. L’exemple de la famille rejoignit ses questions sur le Créateur, la prophétie et les Écritures révélées ; lecture, écoute et conversation conduisirent ensuite la recherche vers une décision personnelle. Dans son récit, ni la pression sociale ni une seule personne n’expliquent son choix : le processus s’étendit sur plusieurs années.
Une décision en deux étapes
L’entretien complet indique qu’il prononça une première shahada après avoir écouté et lu, connut ensuite une période où il ne fut pas constant dans ce qu’il avait appris, puis renouvela son engagement. Cette édition maintient les deux étapes distinctes ; elle ne les fond pas en une scène unique et n’ajoute ni lieu, ni témoins, ni dialogue absents des sources.
Dans un autre entretien direct, initialement daté de 2001, Schrody déclara clairement avoir prononcé la shahada en 1996. Le récit ne retient donc que l’année. Le jour, le mois, le lieu, la formule détaillée et les témoins demeurent inconnus et ne peuvent être reconstruits à partir d’expressions approximatives de portraits ultérieurs.
Une foi apprise progressivement
Après sa décision, il décrivit l’apprentissage de la prière comme un chemin graduel : commencer modestement puis accroître sa pratique avec le temps. Son témoignage présente cela comme un apprentissage, non comme une perfection immédiate. Il parla aussi, à l’époque, du jeûne et de l’acceptation de son choix par sa famille.
Deux portraits indépendants publiés au début de 1999 corroborent le fait public de sa conversion historique et décrivent le processus comme personnel et lent. Son histoire demeure donc dans ces limites : un exemple discret suscita des questions, la recherche porta sur l’unicité divine et la prophétie, une décision fut prise en 1996, puis l’apprentissage continua—sans rien affirmer de son état religieux aujourd’hui.
