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Wilhelm Ott : Quand la miséricorde a défait une image née des médias

Un Coran fermé posé sur un tapis dans une lumière chaude
Malik Shibly / Unsplash — source · license.

La distance entre une personne et la vérité peut commencer par une image qu’elle n’a pas fabriquée elle-même. Le combattant autrichien Wilhelm Ott a raconté que sa première rencontre avec l’islam, en prison, l’avait associé au radicalisme et à la violence. À sa sortie, il préféra s’en tenir éloigné. La religion ne lui parvenait qu’à travers la politique et des nouvelles brutales. Une question demeurait pourtant : était-ce l’islam lui-même ou seulement une représentation de celui-ci ?

L’équilibre changea après qu’Ott eut ouvert une salle de sport et rencontré un jeune musulman tchétchène. Celui-ci ne lui proposa pas un long débat ; Ott vit chez lui une bonté et une miséricorde qui contredisaient son ancienne image. Cette conduite quotidienne l’obligea à réexaminer ses idées sans remplacer l’apprentissage. Il dira plus tard que l’islam lui était revenu à l’esprit pendant des années, même lorsque l’influence politique l’en éloignait.

L’isolement de 2020 lui donna davantage de temps pour chercher sur internet et regarder des contenus sur l’islam. Il relia sa décision à des années d’intérêt récurrent, à la force trouvée dans la foi lors d’épreuves et à l’exemple concret de musulmans connus personnellement. Le confinement ne fut pas l’unique cause ; il fut la pause où des fils plus anciens se rejoignirent. En avril 2020, son épouse et lui prononcèrent la shahada en privé, puis partagèrent l’annonce sur Instagram. Les sources directes retenues ne permettent pas de fixer un jour précis.

Après l’annonce, Ott écrivit qu’il n’avait pas voulu que la nouvelle prenne une telle ampleur ; il souhaitait que son entourage et ses amis le sachent. Il remercia ceux qui l’accueillirent et se prépara à son premier Ramadan. Deux ans plus tard, le 17 juin 2022, le couple se présenta à la mosquée Istiqlal de Jakarta. Ott raconta le passage d’une image hostile à la miséricorde et à la recherche, puis ils répétèrent publiquement la shahada. Il s’agissait d’une réaffirmation publique, non de la date de leur adhésion initiale.

Le récit d’Ott ne prétend pas que la bonne conduite prouve à elle seule une religion, ni qu’une personne représente tous les musulmans. Il propose une épreuve plus équitable : ne pas laisser l’image politique avoir le dernier mot, ni l’exemple remplacer l’étude. La rencontre directe peut faire tomber un mur ; viennent ensuite la lecture et le choix libre. Ce texte s’arrête à ses témoignages publics datés et n’infère rien de son état religieux actuel.

Sources

  1. Austrian MMA Fighter Accepts Islam — IslamiCity / The Deen Show (13 mai 2020)
  2. Compte rendu de la mosquée Istiqlal et récit d’Ott — 17 juin 2022
  3. Couverture contemporaine de l’annonce d’avril 2020 — The New Arab