Shuhada Sadaqat : quand la sourate Al-Baqara lui donna le sentiment de rentrer chez elle

La chanteuse irlandaise Sinéad O’Connor grandit dans un milieu catholique. La question de Dieu demeura présente même lorsqu’elle contesta publiquement les institutions ecclésiales. Son parcours ne fut pas le passage soudain de l’indifférence à la foi, mais une longue recherche parmi les Écritures et les expériences religieuses pour discerner ce qu’elle croyait vrai au sujet de Dieu.
Dans un entretien télévisé ultérieur, elle expliqua avoir étudié les textes de plusieurs religions et gardé l’islam pour la fin en raison de ses propres préjugés. Lorsqu’elle commença le Coran, la lecture de la deuxième sourate suffit, selon ses mots, à lui donner le sentiment d’être rentrée chez elle. Elle se comprit alors comme musulmane sans l’avoir su jusque-là.
Après ses recherches, elle contacta le cheikh Umar Al-Qadri et vint avec des questions. L’imam témoigna plus tard qu’ils parlèrent de la foi et des épreuves de sa vie. Elle dit alors vouloir embrasser l’islam et demanda si elle pouvait être musulmane. Elle prononça la shahada, puis assista à la prière du vendredi au Centre islamique d’Irlande. Le 19 octobre 2018, elle annonça elle-même être fière d’être devenue musulmane et prit le nom Shuhada, puis Shuhada Sadaqat.
Le facteur décisif qu’elle nomma fut ce qu’elle trouva dans le Coran après comparaison : Al-Baqara dissipa la distance créée par ses anciennes représentations et lui donna le sentiment de retrouver quelque chose d’intimement familier. L’échange avec l’imam répondit ensuite à ses questions et transforma la recherche en décision déclarée, non en impression passagère.
Elle continua à se présenter publiquement comme musulmane malgré de graves épreuves, et l’imam resta en contact intermittent avec elle jusqu’à sa mort en 2023. Son histoire montre que la lecture directe peut corriger un préjugé et que les questions sincères ne contredisent pas une quête honnête. Elle ne permet pas d’expliquer son choix par ses souffrances privées ni de faire de chaque déclaration émotionnelle ultérieure une mesure de l’islam ou des musulmans.
